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Plage

Cet été là, j'avais trouvé sur une des îles de la Méditerranée, un véritable petit coin de paradis. Il s'agissait d'une minuscule plage de galets large de quatre mètres au maximum et qui se trouvait tout au bout d'une longue crevasse rocheuse dont l'extrémité, côté terre, débouchait, quasi invisible, très au-dessus d'un sentier, au niveau de large rochers qu'il fallait escalader. Très peu de gens repéraient cette plage qui ne pouvaient être vue que de la mer ou des hauts rochers qui la surplombaient et moins nombreux encore étaient ceux qui trouvaient le chemin pour y accéder sans risques. Je passais donc là, la plupart du temps, des journées très agréables où je pouvais savourer, seul, les plaisirs du nudisme sauvage... Ce matin-là, je pris quelques minutes de retard au moment du débarquement du bateau et, quand j'arrivai un peu plus tard à l'endroit d'où je descendais habituellement vers "ma" plage, je découvris avec étonnement qu'une jeune fille juchée sur de hauts rochers était en train de la regarder et de chercher comment s'y rendre. J'avoue que j'en fut fort contrarié. En effet, sa présence en ce lieu habituellement désert à cette heure pouvait laisser augurer de certaines difficultés. Peut-être cette jeune fille faisait-elle partie d'un groupe et "ma" plage allait-elle être envahie par des gens hostiles à la pratique du nudisme ?

Aussitôt j'accélérai le pas et, étant bientôt sorti du sentier, j'escaladai les quelques rochers d'où je descendais habituellement vers la plage. A ce moment, je poussai un soupir de soulagement car la jeune fille était visiblement seule. L'hypothèse de l'envahissement de "ma" plage s'évanouissait. Je fis quelques pas en avant pour descendre et, aussitôt, ayant repéré mon manège, la jeune fille m'interpella.

- Vous croyez que c'est propre là en bas ?

Je m'arrêtai et, ayant tourné le regard vers elle, je la regardai attentivement pour la première fois. De taille moyenne, elle portait une jupe courte et légère et un chemisier simple. Son petit sac de sport, ses baskets et sa coiffure aux cheveux relativement courts lui donnaient une allure assez sportive. Elle avait parlé d'une voix agréable et enjouée. Je compris qu'elle devait penser que je découvrais l'endroit, comme elle, et que quelques branches d'arbre rejetées par la mer sur le bord de la plage pouvaient lui donner l'illusion que l'endroit n'était pas très propre.

A présent rassuré et, peut-être un peu sous le charme de la simplicité naturelle de la jeune fille, je lui répondis quelque chose comme ceci :

- C'est très propre et très agréable. J'y viens presque tous les jours et, croyez-moi, on y est très bien. Mais si vous voulez y descendre, n'essayez pas d'où vous êtes car vous risquez une mauvaise chute. Faites plutôt comme moi.

- D'accord, je vous suis, fit-elle.

J'attendis qu'elle fut derrière moi pour lui montrer comment descendre sans danger. Arrivés en bas, je crus correct de lui demander :

- A quel endroit voulez-vous vous installer ? Choisissez car c'est assez étroit ici. Avec un léger haussement d'épaules et une moue qui signifiaient que ça n'avait pas beaucoup d'importance, elle m'indiqua l'endroit où elle se trouvait et, en conséquence, je pris la place opposée, à droite par rapport à elle en regardant vers la mer.
Nous eûmes alors tous les deux la même idée et le même geste : nous regardâmes longuement vers le ciel. Puis nos regards se croisèrent vraiment pour la première fois. Elle paraissait inquiète, comme moi, du fait que le ciel était fortement couvert. Allait-il pleuvoir ? Elle me fit part de ses inquiétudes et nous discutâmes ainsi quelques minutes, debout tous les deux, regardant alternativement le ciel menaçant. Nous n'osions pas ouvrir nos sacs pour en extirper nos draps de plage...

Durant ces quelques minutes de conversation, je pus mieux cerner la personnalité de la jeune fille. Jolie et très naturelle, elle n'était pratiquement pas maquillée et ne portait pas de bijoux ni d'autres ornements. Bien que réservée, elle était enjouée et pas farouche ni distante. Tout en elle respirait la simplicité et l'équilibre.
Enfin le ciel parut commencer à s'éclaircir. Nous formulâmes des voeux pour que cet épisode ne soit pas de courte durée. Tandis que je regardais le ciel avec espoir, je songeais à la manière dont il convenait que je lui annonce que j'étais nudiste sans que cela risque de l'inquiéter ou de l'offusquer au point qu'elle refuse que je fasse cela devant elle. Je savais où le soleil apparaissait tous les jours et je notai que les nuages semblaient maintenant fuir du côté opposé. Je le fis remarquer à la jeune fille en lui disant qu'à mon avis la partie était gagnée et je sortis mon drap de plage pour l'étaler sur le sol. Elle fit de même, mais s'assit dessus en disant qu'elle préférait attendre encore un peu pour être sûre.

Je songeai qu'il aurait peut-être été plus facile de la convaincre d'accepter ma nudité si nous nous étions déshabillés en même temps. Néanmoins je jugeai qu'il serait stupide de reculer maintenant qu'il était évident, pour elle, que j'allais m'installer pour de bon. Sans me détourner par rapport à elle, mais aussi sans la regarder, j'enlevai mon t-shirt et lui dis :

- Ne vous inquiétez pas de voir que j'enlève tout ; je suis simplement nudiste, vous n'avez rien à craindre de cela.

- OK, ça va, fit-elle simplement.

Ravi de constater qu'elle prenait cela très naturellement, je me dévêtis entièrement et, après avoir rangé mes vêtements dans mon sac, je m'allongeai les mains derrière la nuque pour continuer à observer le ciel qui me semblait se dégager de plus en plus. Nous restâmes ainsi deux ou trois minutes silencieux, à moins de deux mètres l'un de l'autre. Elle finit par dire :

- Je crois qu'en effet, le soleil va gagner la partie.

Je m'assis et me tournai vers elle en disant :

- C'est même certain à présent. Nous allons probablement avoir une belle journée

Elle s'était levée et avait fait glisser sa jupe d'un geste puis s'était débarrassée de son chemisier. Elle m'apparut ainsi vêtue seulement d'un minislip de bain blanc qui contrastait avec sa peau bien bronzée. Elle avait de beaux seins fermes et ronds, le ventre plat, et des formes avantageuses. Elle s'assit à son tour et me regarda.

- Moi je préfère rester ainsi, fit-elle

Je lui répondis qu'il n'y avait pas de raison de discuter son choix et j'en profitai pour lui demander si le mien ne lui causait pas d'embarras. Elle me répondit que non et m'expliqua qu'en tant que fille du pays elle avait souvent vu de loin ces endroits où des gens se rassemblaient pour pratiquer le nudisme. Bien qu'elle n'en ressentait pas le désir pour elle-même, elle concevait qu'il n'y avait rien de malsain à ce que des gens aiment cela. Certes c'était la première fois qu'elle était vraiment à côté d'un nudiste, mais elle reconnut que mon attitude naturelle ne suscitait chez elle aucun malaise. Nous discutâmes encore un moment puis je décidai d'aller me baigner quelques minutes.

Quand je revins, elle me demanda si l'eau était froide et je dus reconnaître que oui. Elle se leva pourtant et s'avança dans l'eau en se tenant aux rochers. Quand je vis qu'elle éprouvait de sérieuses difficultés à progresser sur les galets, je lui proposai mes tongues. Grâce à elles, elle put avancer dans l'eau jusqu'au nombril pour s'habituer à la température de l'eau et, après les avoir laissées sur le dernier rocher, elle s'élança.

Quand elle sortit de l'eau, elle s'essuya rapidement et s'assit à nouveau. Embrayant sur notre conversation de tout-à-l'heure je lui parlai de l'absurdité de certaines règles de la pudeur ainsi que des sottes idées toutes faites touchant à la nudité et à la sexualité. Par exemple, lui expliquais-je, elle n'avait aucune honte à se montrer là devant moi les bouts des seins rendus turgescents par le froid alors qu'en d'autres circonstances la même apparence de sa poitrine aurait pu être considérée comme particulièrement provocante ou même déplacée. Je lui dis qu'il en était de même pour l'érection chez un homme puisqu'elle ne témoignait pas nécessairement d'un état d'excitation sexuelle. Elle admit qu'en effet il n'y avait pas de raison qu'on considère que sous une même apparence un corps était tantôt beau et sain et tantôt scandaleux ou dégoûtant. Tout était dans la manière de montrer ou de faire les choses ainsi que dans celle de les observer.

Nous passâmes encore ainsi deux bonnes heures à discuter, à nous baigner et à nous détendre sous les chauds rayons du soleil. Le temps gris du matin semblait avoir totalement découragé les touristes : il n'y avait pas une âme à l'horizon. Nous étions seuls à vivre, elle et moi, chacun à notre manière, en harmonie avec la nature qui nous entourait ; elle avec son petit slip blanc qui, lorsqu'il était mouillé, la moulait si intimement que je ne pouvait rien ignorer de ce qu'il couvrait, et moi tout nu, offrant à sa curiosité naturelle l'occasion de découvrir toutes les apparences que mes organes génitaux pouvaient prendre en fonction du chaud et du froid... Nous avions conscience de vivre un moment de communion intellectuelle rare, car nous discutions de choses très intimes sans la moindre honte, de la manière la plus naturelle.

Vers 11h, peu après que je sois sorti de l'eau froide et que je me sois allongé, la caresse des rayons du soleil sur ma peau me procura des sensations telles que je demandai à ma voisine si elle voyait un inconvénient à ce que je les vive pleinement en me caressant intimement.

- Faites-le, si vous le voulez, ça ne me choquera pas, répondit-elle.

Dès lors, je passai pendant un moment mes mains à plat sur ma poitrine, mon ventre et enfin mes cuisses ; puis, tandis que ma main gauche remontait sur ma poitrine, les doigts de la droite commencèrent à s'égarer dans les poils de mon pubis et finirent par rencontrer mon pénis. Je le touchai un peu et il gonfla légèrement puis je descendis sur mes testicules qui, s'étant relâchés depuis que j'étais sorti de l'eau froide, remontèrent à nouveau. Ma main droite finit par se refermer peu à peu sur la hampe de mon pénis le long de laquelle elle se déplaça rythmiquement tandis que la gauche voyageait alternativement entre ma poitrine et mes bourses. Je fermai les yeux et, lentement, ma respiration s'accéléra. Je finis par respirer la bouche ouverte en émettant parfois un soupir ou une plainte d'aise. Enfin, après plusieurs minutes d'intense excitation, mon corps fut parcouru de spasmes qui l'agitèrent fortement pendant ce qui m'apparut être une éternité. Puis, lentement, je retrouvai un certain calme.

Je dois dire ici qu'à la suite d'un entraînement et d'exercices particuliers, je suis arrivé à dissocier mes orgasmes de mes éjaculations. Par masturbation, je peux donc avoir plusieurs orgasmes successifs sans éjaculer. C'est ce qui venait de m'arriver là une première fois. Je rouvris les yeux et tournai mon visage vers ma voisine. Elle était assise et semblait regarder droit devant elle.

- Ca va ? Je ne vous mets pas mal à l'aise ? Lui demandai-je d'une voix rauque.

- Non, ça va, ça ne me choque pas en tout cas, répondit-elle sans me regarder.

Comme je n'avais pas cessé de me manipuler, je fermai à nouveau les yeux et, ayant repris une position agréable, je recommençai à faire croître mon plaisir. Je connus d''autres phases orgasmiques sans me soucier désormais d'incommoder ma voisine. Après un certain temps, cependant, alors que j'étais dans une phase de calme, j'ouvris les yeux et je découvris, avec stupeur, un grand oiseau aquatique qui s'avançait au milieu de nous en marchant. Je me retournai vers ma voisine en lui lançant :

- Eh bien, il n'a pas peur du tout celui-là !

- En effet, il est plutôt familier, me répondit-elle avec, cette fois, le visage tourné vers moi et un doigt glissé dans son entre-jambe au moyen duquel elle se donnait visiblement aussi du plaisir à travers son slip.

Sans cesser de me masturber très naturellement, je lui souris d'un air complice. Elle fit de même en continuant aussi à se donner du plaisir. L'animal passa au milieu de nous et poursuivit son chemin, tout droit, escaladant la pente rocheuse en se dandinant d'un air comique. Nous le suivîmes un moment du regard puis nous cessâmes de le regarder. Nous échangeâmes encore un regard complice et, tout en me détournant d'elle pour ne pas la choquer, je m'allongeai de côté pour éjaculer avec de grand spasme libérateurs. Le sperme coula entre les cailloux. Le pénis toujours raide, je me levai et me dirigeai vers l'eau où j'entrai jusqu'à mi-cuisses pour me laver de la manière la plus naturelle qui fut. L'eau froide redonna toute sa vigueur apparente à mon membre pour une minute ou deux et c'est donc complètement en érection que je regagnai ma serviette sous le regard complice de ma voisine qui cessa alors d'imprimer un mouvement circulaire au doigt qu'elle tenait contre son slip. Elle rejeta le buste en arrière en se tenant sur ses mains écartées et me fit un grand sourire.

- C'était vraiment bien et très naturel, lâcha-t-elle

- Découvrir le plaisir que quelqu'un se donne très naturellement est même quelque chose de fort beau à regarder, ajoutai-je. Qu'en pensez-vous ?

- Oui, du moins pour ceux qui le font ou qui le regardent sans perversité, ajouta-t-elle.

Nous passâmes encore un moment ensemble à discuter de choses et d'autres et puis elle me demanda l'horaire des bateaux. Jugeant que l'un d'eux pourrait la ramener bientôt elle se leva, s'habilla rapidement et me fit ses adieux. Je ne l'ai jamais revue. C'était vraiment une fille saine et bien dans sa peau, comme on en rencontre rarement...

par carl  18.10.2003  11:29 
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